Débat d’actualité en cette période où le gouvernement s’apprête à taxer les mutuelles
Un an après le débat n’est toujours pas abouti et la crise économique n’est pas favorable à une réforme du financement de la santé a annoncé le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth. Selon lui, "Modifier en profondeur le rapport entre le régime obligatoire et les organismes complémentaires, poser sans tabou la problématique du reste à charge des assurés, [...] le bouclier sanitaire : nous ne sommes pas prêts aujourd’hui à mettre en place ces réformes".
Prétextant que les complémentaires santé feraient des économies sur les dépenses de santé des patients en affection longue durée, cet été le gouvernement a donc décidé de taxer les complémentaires santé de 1 milliard d’euros au profit des caisses de la Sécurité sociale. Les mutuelles contestent en rappelant que ces assurés sociaux ne sont pris en charge à 100% que pour maladie grave, mais que d’autres frais sont à la charge de leur complémentaire santé. Jean-Pierre DAVANT (Président de la Mutualité française) n’admet pas que le gouvernement parle de reversement. Selon lui : "une taxe est une taxe".
Le gouvernement joue sur les deux tableaux avec les complémentaires santé. C’est la raison pour laquelle, les mutuelles suivront attentivement les débats qui auront lieu au Palais des congrès à Paris les 19 et 20 novembre prochain sur le thème "Economie-santé" organisé par le quotidien Les Echos et du Quotidien du médecin. Au cours de ce forum participera le Président de la Mutualité française autour d’une table ronde, notamment aux côtés de Frédéric van Roekeghem (directeur de l’assurance maladie) et de Bertrand Fragonnard (président du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie). Sujet de cette rencontre : "qui doit prendre en charge quoi ?"